Témoignages
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Les
associations de patients et de leurs parents telles l’AFSE ont
un rôle majeur dans l’information sur les maladies plus
particulièrement lorsqu’il s’agit de maladies orphelines
comme le syndrome d’Evans et permettent de rompre l’isolement
ressenti par les familles. Il ne faut cependant pas oublier leur rôle
auprès des médecins et des chercheurs. En effet, L’AFSE
soutient l’institutionnalisation de réseaux de collaborations
et l’établissement de registres nécessaires à
une meilleure analyse des données concernant, notamment, le
diagnostic et les traitements. Elle constitue, ainsi, un élément
moteur pour la recherche clinico-biologique. Parmi d’autres,
un projet de recherche est actuellement initié et consiste
à savoir si cette pathologie est dans certains cas, par analogie
à un autre syndrome associé à des manifestations
auto-immunes, liée à une anomalie d’apoptose.
Dr
Françoise LE DEIST Hôpitam Necker - Paris
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CYTOPÉNIES
AUTO-IMMUNES SÉVÈRES DE L'ENFANT
Les
anémies hémolytiques auto-immunes, purpura thrombopénique immunologique
chronique, et syndrome d’Evans, sont des affections rares de l’enfant.
Leur physiopathologie est mal connue, et leur évolution est imprévisible.
La gravité de certaines observations peut conduire à de nombreuses
lignes de traitement, et à des hospitalisations prolongées, voire
de façon beaucoup plus rare à mettre en jeu le pronostic vital.
Le traitement repose essentiellement sur l’expérience des équipes
cliniques habilitées à prendre en charge les maladies hématologiques
de l’enfant. Force est de constater l’absence quasi-totale en France
et dans le monde, d’études prospectives épidémiologiques, biologiques
ou thérapeutiques dans ces maladies. Cette absence de structuration
contraste avec l’approche diagnostique et thérapeutique effectuée
par les mêmes équipes médicales et soignantes dans le cadre d’affections
cancéreuses, leucémiques ou immunologiques.
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Pour
faire face à ces carences, sous l’impulsion de l’AFSE, nous avons
développé depuis 2001 en France un réseau de cliniciens, d’épidémiologistes
et de biologistes spécialisé pour ces cytopénies auto-immunes sévères
de l’enfant. L’objectif est de mieux comprendre et mieux soigner
ces maladies. C’est grâce au partenariat financier avec l’AFSE,
concrétisé par les dons des familles, que les premiers projets ont
pu être mis en place. La dynamique de ce réseau a pu se prolonger
et se pérenniser de façon exemplaire par la succession de 3 financements
publics ciblés : GIS-Maladies rares-INSERM en 2003/2004, PHRC national
en 2005, et enfin Centre de Référence Maladies Rares, labellisé
par le ministère en Mai 2007. Cette dynamique s’illustre depuis
5 ans par : - La participation active de la totalité des centres
français de la Société d’Hématologie et d’Immunologie Pédiatrique
(SHIP) à l’enregistrement des patients, permettant la mise en place
d’un outil épidémiologique efficace. -
L‘étude d’une cohorte prospective des enfants porteurs d’une anémie
hémolytique auto-immune (40 enfants enregistrés en 2002, 280 fin
2007), analysée selon une méthodologie rigoureuse par une équipe
de médecins épidémiologistes. L’objectif est d’enregistrer également
les enfants suivis pour un PTI chronique évoluant depuis plus de
6 mois.
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- L’écriture de documents consensuels à destination des
familles et des professionnels, concernant la prise en charge de
ces patients. - Les travaux de recherche biologique centrés sur
les globules rouges et le système immunitaire, impliquant des laboratoires
INSERM et Hospitalo-Universitaires. - Les études rétrospectives
sur l’efficacité des différents traitements utilisés : corticothérapie,
anticorps anti CD20, splénectomie…
En
cette fin 2007, une équipe renforcée dédiée à la recherche nationale
clinique, biologique et thérapeutique sur ces maladies a donc été
mise en place au CHU de Bordeaux : un médecin coordonnateur, deux
attachés de recherche clinique, une secrétaire. Nous nous donnons,
avec la force d’un investissement volontariste et durable, les objectifs
suivants :
-
Rendre lisible, et structurer la prise en charge de cytopénies
auto-immunes de l’enfant sur le territoire national, en identifiant
les équipes hospitalières spécialisées, et en facilitant dans
chaque région les collaborations avec les équipes qui soignent
les adultes pour les mêmes maladies. - Poursuivre les études
cliniques des différents sous groupes d’enfants : enfants de
moins de 1 an, enfants qui développent ultérieurement des maladies
auto-immunes… - Valider ou infirmer les nombreuses hypothèses
physiopathologiques d’auto-immunité. - Mettre en place des
études prospectives pour améliorer le traitement de ces maladies.
Notre
disponibilité pour les familles est ainsi renouvelée : volonté d’information
individuelle et collective, partenariat actif dans les réflexions.
Le soutien financier régulièrement proposé par l’AFSE est indispensable
pour poursuivre nos travaux. Que nos efforts conjoints permettent
à vos enfants de vivre le mieux possible avec ces maladies, et de
« cueillir les fruits » de cette mobilisation.
Dr
Nathalie ALADJIDI - Pr Yves PEREL Centre de Référence des
cytopénies auto-immunes sévères de l’enfant Hôpital des Enfants
– Pellegrin - CHU BORDEAUX
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UNE
JOURNÉE DE VENDANGES AVEC LE LIONS CLUB D'ANNONAY AU DOMAINE CHEZE
Au petit
matin d’une belle journée de septembre 2007, une équipe de courageux
se retrouvait à Pangon, petit hameau d’Ardèche et fief du Domaine
Cheze. Ces premières vendanges, organisées par le Lions Club d’Annonay,
réunissaient une équipe de bénévoles motivés par une cause commune
: récolter des fonds pour l’AFSE (Association Française du Syndrome
d’Evans).
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Armés de leur vendangettes (petit sécateur utilisé pour
couper les grappes de la vigne), les bénévoles du Lions Club et
de l’AFSE, encadrés par l’équipe de Louis Cheze, devaient récolter
un maximum de kilos de raisins pour le bénéfice de l’AFSE. Les seaux
(sans oublier quelques millésimes de la cave !) circulaient de mains
en mains au milieu des rangs de vignes, dans une ambiance joyeuse
et sous un beau soleil. Les bennes de 50 kg se remplissaient rapidement.
Elles étaient acheminées au fur et à mesure à la cave où le raisin
y était trié, égrappé et finissait sa course dans les cuves de fermentation.
Au final, c'est 15000 Kg de raisins qui sauront récoltés
soit 1500 euros reversés à l'AFSE ! Une belle récompense pour cette
équipe…
La journée
de travail terminée, nous nous sommes tous retrouvés dans la cave
du domaine pour une dégustation de choix, la projection des photos
de la journée et un repas de fête.
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Des images plein la tête, une
récolte conséquente, les pupilles gustatives ravies, ces vendanges
de l'amitié avaient tenues toutes leurs promesses. Même si pour
certains les stigmates du labeur étaient bien visibles, le sourire
était présent sur tous les visages, et l'envie de recommencer l'opération
vendange, partagé par tous.
A refaire
sans modération !
Un grand
merci au Lions Club d'Annonay pour l'organisation de cet évènement
ainsi qu'à Louis Cheze et son équipe sans lesquels rien n'aurait
pu être réalisé.
Nicolas
GUERARD Papa de Maëlle, âgée de 6 ans, en rémission SE
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VOLX
EN COURSE - JOURNEE D'ACTION AU PROFIT DE L'A.F.S.E.
J'habite
un petit village dans les Alpes de Haute Provence de 2 500 habitants
qui s'appelle Volx. Tous les ans y est organisée une course pédestre
de 10 kms. Cette année, les organisateurs nous ont contactés pour
profiter de l'occasion et faire connaître deux associations de maladies
orphelines, l'Association Française du Syndrome d'Evans et
l'Association Française de l'Ataxie de Friedreich car deux enfants
du village en sont atteints. Leur proposition nous a fait chaud
au cœur car c'est la première fois dans les environs que des personnes
veulent parler de nos enfants.
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La préparation a été très difficile
car nous n'avons été avertis que peu de temps avant la manifestation.
Il fallait avoir des idées pour que ça marche... Heureusement, il
y avait Annie, maman d'une jeune fille atteinte de l'Ataxie de Friedreich.
Elle a eu plein d'idées et, comme elle avait déjà organisé des vides
greniers, un loto..., elle avait plus l'habitude que moi. Nous avons
pris du temps sur notre vie de famille pour préparer une tombola,
une vente d'objets divers ainsi que la mise en place d'un stand
avec des informations sur nos associations respectives. J'ai
préparé une plaquette qui regroupait ces deux maladies : cela n'a
pas été une mince affaire, mes enfants m'ont aidée pour la faire.
Ils ont tout préparé avec moi et cela a été un temps à partager
avec eux, un moment où la famille l'emportait sur la maladie, un
moment qui nous a permis de discuter de la maladie de leur sœur
et d'expliquer à mon plus jeune fils ce qu'était vraiment cette
maladie.
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Le jour J, toute la famille était là pour tenir le stand,
du plus petit au plus grand. Le but de notre journée était de faire
connaître ces maladies orphelines mais aussi de récolter des fonds.
Nous avons pu rencontrer des gens formidables qui nous ont aidés
sans nous connaître. Il y a eu Nico qui est le concepteur d'une
revue mensuelle gratuite sur la vie de notre département (MOUV'IN)
et qui a décidé, sans nous connaître, de faire fabriquer des bracelets
orange avec l'inscription "I
move with my heart" (Je
bouge avec mon coeur) et de les vendre au profit de nos associations.
Il y a eu aussi Fabrice que je n'ai jamais rencontré et qui a mis
en vente des tee-shirts de sa ligne de vêtements avec une participations
pour les associations. Il y a eu aussi Gérard et Stéphane des tatoueurs-perceurs
qui ont mis les bracelets orange en vente dans leur boutique. Il
y a eu aussi tous les organisateurs et les bénévoles de cette
journée qui se sont mobilisés pour nous. Je les en remercie du fond
du coeur. Cette journée a été pour moi une découverte : j'ai
rencontré des gens formidables et nous avons pu leur parler
de ces maladies. Je pense que cette journée a été réussie et je
suis prête à recommencer dès que je le pourrais, même si c'est épuisant.
Nathalie,
maman d'une jeune fille atteinte d'une anémie hémolytique auto-immune
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NOUS
SOMMES PARENTS D'UN PETIT GARÇON DE 4 ANS ET DEMI ATTEINT DU
SYNDROME D'EVANS DEPUIS 2 ANS
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Cette
maladie contraignante impose de nombreuses hospitalisations et autant
de privations, surtout pour les jeunes enfants à qui vélo,
rollers et autres sports et jeux potentiellement dangereux sont interdits
à cause du risque d’hémorragie lié à
la thrombopénie. Cela paraîtra peut-être futile,
mais pour des enfants ce n’est pas toujours facile à accepter.
Autant leurs interdire d’être des enfants ! Sans parler
de leur scolarité très irrégulière.
Après
l’échec immunoglobulines, corticoïdes puis des immunossuprésseurs
notre fils est à présent traité par chimiothérapie,
en espérant que les résultats continueront d’être
satisfaisants.
Mais par manque de connaissance et de recherche sur cette maladie, nous
devons nous contenter de ce que la médecine nous offre à
l’heure actuelle.
Nous avons
adhéré à la A. F. S. E. afin de soutenir leurs
projets de recherche, en espérant que celles-ci aboutiront à
des traitements efficaces qui amèneront à la guérison
totale de cette maladie et qu’elles donneront aux médecins
les moyens de répondre par des certitudes aux questions que nous
nous posons, car lorsqu’il s’agit de la santé de nos
enfants, rien n’est pire que le doute.
par Famille Médiavilla
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